
Ce mois d'octobre est vraiment triste, c'est la loi des séries qui s'abat sur nos amis. Nous apprenons le décès brutal de Moncef Djebali qui fut membre du VCVDC et qui porta notre maillot à l'occasion de quelques matchs. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille. Nous lui rendons un dernier hommage sur notre blog.Il venait de faire l'objet d'un magnifique article de journal retraçant sa carrière et son dévouement pour le sport.
Moncef Djebali : du stade Bollaert à la pelouse de Ferdi-Petit.
Il y a trente-deux ans, vêtu du maillot lensois, Moncef Djebali inscrivait deux buts contre la Lazio de Rome en 16es de finale de la Coupe de l'UEFA. Il a terminé sa carrière au Touquet, qu'il n'a jamais quitté. Il s'occupe désormais de l'accueil des footballeurs professionnels qui viennent se mettre au vert au Touquet.
montreuil@lavoixdunord.fr PHOTO PIERRE LE MASSON
Lui qui est arrivé de Tunisie à l'âge de cinq ans, pour se poser avec ses parents du côté de Gardanne, près de Marseille, imaginait-il qu'il allait passer l'essentiel de sa vie dans le Nord ? « Ça s'est fait comme ça, explique Moncef Djebali. Je jouais à Gardanne et Lens m'a repéré. Je suis arrivé au RCL à 17 ans, en 1974. J'ai fait mon premier match direct, contre Reims. » Le RCL, il en parle toujours avec émotion. « De tous les clubs où j'ai joué, c'est celui qui est le plus près de mon coeur. Je vais de temps en temps au stade Bollaert, j'ai toujours une boule au ventre. » C'est là où il a commis son plus beau fait d'armes : deux buts décisifs contre la Lazio de Rome, match remporté 6-0. « Marquer un but contre une équipe italienne c'était déjà fort, alors six... » Moncef Djebali quittera le RCL en 1980. Il jouera à Marseille, Laval, Amiens puis Le Touquet, où il arrive en 1984. « J'ai joué en troisième division et un peu en deuxième. » Mais Moncef Djebali a souvent été blessé et sa carrière est stoppée à la fin des années 80. Il vise alors une place d'éducateur sportif au Touquet. Mais il n'y a pas de place. Moncef Djebali repart à zéro en intégrant les services techniques du Touquet. « Au début, je m'occupais des panneaux de signalisation. Ensuite, j'ai travaillé à l'état civil puis aux domaines. Il a fallu tout apprendre ... La reconversion, cela a parfois été compliqué. Heureusement que ma femme était là, sans quoi j'aurais pété un plomb... » Mais Moncef Djebali n'a jamais perdu contact avec le terrain. Il entraîne les jeunes footballeurs du Touquet ainsi que l'équipe réserve. Il est aussi préparateur physique pour l'école de rugby. Depuis l'année dernière, c'est lui qui est chargé d'accueillir les équipes de foot qui viennent se mettre « au vert » au Touquet. « Mon rôle est de préparer le terrain et de faire en sorte que lorsque les joueurs arrivent, tout soit parfait pour qu'ils s'entraînent dans des conditions idéales. » Un travail qui lui va comme un gant et qui lui permet parfois de retrouver, parmi les encadrants, quelques vieilles connaissances qu'il a affronté naguère sur le terrain. Quant aux jeunes qu'il voit évoluer sur le terrain, il a un avis mitigé. « Ce n'est pas la même génération. Certains, à peine arrivés dans un club, pensent déjà où ils vont partir l'année suivante. Nous, on respectait le contrat signé. les joueurs de mon époque n'avaient pas d'agents. On se débrouillait tout seul. Il y avait des grilles pour les salaires. Et quand on rentrait sur le terrain, on ne pensait qu'à une seule chose : jouer, sans se poser de questions. » •
Lui qui est arrivé de Tunisie à l'âge de cinq ans, pour se poser avec ses parents du côté de Gardanne, près de Marseille, imaginait-il qu'il allait passer l'essentiel de sa vie dans le Nord ? « Ça s'est fait comme ça, explique Moncef Djebali. Je jouais à Gardanne et Lens m'a repéré. Je suis arrivé au RCL à 17 ans, en 1974. J'ai fait mon premier match direct, contre Reims. » Le RCL, il en parle toujours avec émotion. « De tous les clubs où j'ai joué, c'est celui qui est le plus près de mon coeur. Je vais de temps en temps au stade Bollaert, j'ai toujours une boule au ventre. » C'est là où il a commis son plus beau fait d'armes : deux buts décisifs contre la Lazio de Rome, match remporté 6-0. « Marquer un but contre une équipe italienne c'était déjà fort, alors six... » Moncef Djebali quittera le RCL en 1980. Il jouera à Marseille, Laval, Amiens puis Le Touquet, où il arrive en 1984. « J'ai joué en troisième division et un peu en deuxième. » Mais Moncef Djebali a souvent été blessé et sa carrière est stoppée à la fin des années 80. Il vise alors une place d'éducateur sportif au Touquet. Mais il n'y a pas de place. Moncef Djebali repart à zéro en intégrant les services techniques du Touquet. « Au début, je m'occupais des panneaux de signalisation. Ensuite, j'ai travaillé à l'état civil puis aux domaines. Il a fallu tout apprendre ... La reconversion, cela a parfois été compliqué. Heureusement que ma femme était là, sans quoi j'aurais pété un plomb... » Mais Moncef Djebali n'a jamais perdu contact avec le terrain. Il entraîne les jeunes footballeurs du Touquet ainsi que l'équipe réserve. Il est aussi préparateur physique pour l'école de rugby. Depuis l'année dernière, c'est lui qui est chargé d'accueillir les équipes de foot qui viennent se mettre « au vert » au Touquet. « Mon rôle est de préparer le terrain et de faire en sorte que lorsque les joueurs arrivent, tout soit parfait pour qu'ils s'entraînent dans des conditions idéales. » Un travail qui lui va comme un gant et qui lui permet parfois de retrouver, parmi les encadrants, quelques vieilles connaissances qu'il a affronté naguère sur le terrain. Quant aux jeunes qu'il voit évoluer sur le terrain, il a un avis mitigé. « Ce n'est pas la même génération. Certains, à peine arrivés dans un club, pensent déjà où ils vont partir l'année suivante. Nous, on respectait le contrat signé. les joueurs de mon époque n'avaient pas d'agents. On se débrouillait tout seul. Il y avait des grilles pour les salaires. Et quand on rentrait sur le terrain, on ne pensait qu'à une seule chose : jouer, sans se poser de questions. » •
